Andritsaina est une ville médiévale, construite à 760 m d’altitude dans les contreforts du Mont Lykaion, dont les premières références datent environ de 900 ap. J-C. Son nom est celui de la belle veuve d’Andrikos Mourmouris, Antrikaina (ou Andritsaina comme il se prononce en patois), qui était la propriétaire d’un « chani », une auberge pour le repos des voyageurs (« Chani tis Andritsainas »), autour de laquelle le premier quartier de Andritsaina, Mourmoureika, a été construit, à l’endroit où se trouve actuellement la fontaine « Trani Vrysi ». Finalement (pendant la période de la domination franque-vénitienne) le quartier s’est élargi pour devenu une petite ville, qui comptait environ 20 quartiers à son apogée.
En 1800, Andritsaina était une « chora » importante, un siège de comté, comptant de nombreux bâtiments, ateliers et des activités commerciales. Elle a joué un rôle important à la fois lors de la révolution d’Orloff, pendant laquelle elle a vécu de grands sacrifices et lors de la révolution grecque. En effet, en 1826, la ville a été détruite (incendiée) par les troupes d’Ibrahim.
Pendant l’entre-deux guerres (1924 – 1940) Andritsaina a développé d’importantes activités commerciales, intellectuelles et touristiques (grâce à sa proximité au temple d’Apollon Epikourios), qui ont repris après la fin de la Seconde Guerre mondiale pour plusieurs décennies. Ceci est démontré par : le fonctionnement des écoles Primaire et Hellénique d’abord, puis Collège (« Gymnasion ») et Lycée (« Lykeion »), de la Bibliothèque Nikolopoulios dans l’aile nord-est de l’École, des Écoles professionnelles (enseignant la tapisserie, la fabrication du fromage, la couture, la danse, la taille et le greffage des oliviers), l’existence de divers commerces et entreprises, de journaux locaux, associations et clubs et l’implantation de plusieurs services publics. L’événement commercial le plus important dans la région était la foire d’Andritsaina, qui a atteint son apogée dans les années 1950.
De nos jours, la ville est le siège historique de la commune d’Andritsaina-Krestena et jadis le siège de la municipalité de Capodistrienne d’Andritsaina. Elle saura vous émerveiller avec ses demeures en pierre, ses ruelles pavées et sa place centrale avec ses grands arbres et ses vues magnifiques.
LIEUX D’INTÉRÊT À ANDRITSAINA
Bibliothèque publique historique d’Andritsaina (cf. Données historiques)
École Secondaire historique d’Andritsaina
En 1875, la construction de l’École d’Andritsaina est entamée sur un terrain offert par Nikolis Mpampadimos et conçue par Miltiades Kanellopoulos – Ingénieur et professeur de l’Académie militaire – en forme de U, avec un espace ouvert sur le côté nord-est. Les fonds nécessaires ont été collectés par appel national et grâce à un don d’Angelos Giannikesis, Consul de Grèce à Trieste. Le bâtiment a été inauguré en 1879. Le bâtiment scolaire abritait l’école primaire au rez-de-chaussée, l’école hellénique au premier étage et la Bibliothèque Nikolopoulios dans l’aile ouest du premier étage. Parmi les premières écoles secondaires en Grèce, le Gymnasion a été fondé en 1882 et a commencé à fonctionner en 1889 (1re classe).
L’aile NE a été construite en 1932 en annexe pour former le bâtiment comme nous le connaissons de nos jours.
Musée du Folklore d’Andritsaina
Le Musée du Folklore d’Andritsaina a été créé en 1981 sur l’initiative de « l’Association culturelle des Femmes ». L’initiative de l’Association a été renforcée par la réaction immédiate des citoyens d’Andritsaina, qui ont réuni et offert des objets traditionnels remarquables. Le Musée a été logé initialement dans la maison de Vangelis Theocharis (à côté du bâtiment OTE), puis dans le manoir Kanellopoulos, offert par Galini Kanellopoulou à cet effet.
Bâtiments en pierre – rues pavées
Églises – Chapelles
Fontaines-Théâtre










